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  • Photo du rédacteurMarie

Ultime semaine de Pise à Saint-Raphaël, tchao la dolce vita !

Dernière mise à jour : 19 juil. 2023

De tout notre périple, à mes yeux rien n’est plus beau que la côte ouest italienne. Le jour, les maisons multicolores accrochées aux falaises forment des guirlandes d’anniversaire. La nuit, leurs lumières dessinent des constellations joyeuses. A ce cadre candide, ajoutez avec le plat de la cuillère, une bonne couche d’histoires, à manger volontier en pesto sur une focaccia au fromage. Qu'est ce qu'on se régale ! Et la semaine passée me l’aura encore démontré.

 

Mercredi 5 juillet


Hello tout le monde, c'est Marie ! Il m'a été confié la lourde tâche de rédiger le récit de cette dernière semaine d'expédition. Mais je passerai surement la plume de temps en temps car j'ai adoré découvrir, chaque semaine, ce que chacun.es avait concocté pour le journal de bord. Nos écrivain.es sont très doué.es vous ne trouvez pas ? Pour la fin de l'aventure, j'ai envie de me réserver encore quelques surprises... Profitez bien, autant que nous en avons profité, car c'est la dernière lecture !


DEVINETTE : Qu’est ce qui est plus penché que le mat de l’Aotéaroa dans un mouillage très houleux ?

RÉPONSE : Pise, normalement, mais nous voulons en avoir le cœur net.


Une équipe d’investigation part donc de bonne heure pour contempler ce miracle de ses yeux. Tous, sauf Maël. Il doit en effet rester au bateau pour réparer le tangon, que nous avons cassé et qui nous permet de faire les échantillonnages. Mais bien-sûr, en tant que lecteur assidu de notre journal de bord, vous le saviez déjà. Mais ne vous en faites pas pour lui, notre Maël national préfère jouer avec les tarauds d'une perceuse que de voir la tour.


Notre guide du jour, Emma, vous expliquerait que "la résistance de la tour depuis le XIIème siècle est due à une interaction spécifique entre le sol particulièrement meuble de la zone et la rigidité de la tour… "

Suivez Emma la guide !


A ce stade de l’aventure, quel délice de pouvoir déambuler sur la terre ferme et respirer un air tout autre que celui du bateau. Il y a parfois tant de parfums qui embaument notre terrier, qu’on ne peut plus différencier celui des toilettes, de la transpiration, ou des fruits et légumes qui pourrissent sous le climat tropical qui règne à l’intérieur.


Notre départ pressé et prétexte à l’achat de viennoiseries pour le petit déjeuner. Emma et Florine m’attendrissent toujours d’autant de complicité. Elles prennent toujours les mêmes décisions, même quand il s’agit de ne pas prendre de décision ! N'arrivant pas à choisir, les voilà encore à se partager un pain et un beignet au chocolat.

Emma et Florine, de vraies Twinnies ces deux-là


Pour ma part, réitérant toujours la même erreur, je note dans un coin de ma tête d'arrêter de prendre des cafés italiens. Ils sont vraiment inbuvables.

Tchaooo ! Je vois la tour pencher sa tête au bout de la rue. Comme toujours, la curiosité fait battre mon cœur et vient briser toutes mes pérégrinations intérieures. Autant vous dire que pour moi, visiter Rome quelques jours plus tôt fut l’équivalent d’une journée à Disney Land.

Clichés clichés de SEA Plastics avec la tour de Pise


"Luxe, calme et volupté." Devant l'imposante cathédrale de Pise qui jouxte la tour, la quiétude des lieux provoqua un roupillou général...

Ameno dodorimo


Malheureusement nous devons vite repartir au bateau car nous devons être à La Spezia le soir. De retour au bateau, nous retrouvons Maël en charmante compagnie de sa caisse à outils.

Maël, un homme comblé


Plus miraculeux que la tour de Pise, il y a encore la capacité de Maël à tout réparer. Nous quittons donc Pise illico presto, avec un tangon prêt à l’emploi.

Emma et Florine à la manoeuvre


Aujourd'hui, nous rattrapons notre échantillonnage de la veille avant d’entrer au port de La Spezia. La manœuvre est parfaitement exécutée par Cap'tain Bellot, entre deux yachts de deux fois notre taille ! Non loin de nous, est amarré le Symphony of the Sea, le 2ème plus grand paquebot du monde, construit sur le chantier de Saint-Nazaire !


Place maintenant à la pizza. Afin de reproduire la qualité inégalée des pâtes italiennes, nous testons aujourd’hui une nouvelle technique de pétrissage. Une pâte dans chaque main, Maël nous fait travailler nos coups droits, uppercut et revers. Le fun y est, c’est ce qui compte.

Ça se cherche, ça se toise ... Bienvenue dans l'octogone.

 

Jeudi 6 juillet


11h. Chacun son rythme.

Maël, Florine, Emma et Guillaume randonnent déjà depuis 2h30. L’objectif randonnée du jour est de rallier trois des cinq villages typiques de la région de Cinq Terre. Tantôt nichés sur la falaise, tantôt les pieds léchés par les vagues, les cinq villages n’épargnent aucun dénivelé à nos sportifs et sportives. Mais à voir leurs sourires, aucun doute qu’iels sont les boss de la montagne. Pendant ce temps, Marie et Matthieu émergent de leur sommeil tranquillou. Pour ces filous là, la randonnée se fera en train…

Après l'effort de se lever, le réconfort de la glace pour Matthieu et Marie


Bonjour les matelots, c'est Emma, vous vous demandez sûrement pourquoi je prends le stylo des mains de Marie : figurez-vous que c'est elle qui m'a gentiment proposé de participer à son journal de bord. Et oui, je n'aurais plus l’occasion d'en refaire après snif snif... Bon, tant que j'y suis, je me permets de vous raconter ma perception de cette fameuse randonnée. Après être arrivés en train à Riomaggiore, le premier village des Cinque Terre, nous rejoignons le deuxième à pieds : Manarola. Le sentier côtier habituellement emprunté est payant, nous décidons donc de passer par la montagne, poussés par Maël, qui adore randonner. Nous commençons alors l’ascension de jolis escaliers en pierre. Alors que Guillaume et Maël foncent à l'avant, c'est piano piano pour Florine et Emma, qui ont l'impression de ne jamais voir la fin de ces marches. Après des courbatures aux jambes en plus et des litres d'eau en moins, les 2 vaillantes finiront bien par arriver.

Après quelques glaces, Emma et Florine sont vite remises


La deuxième randonnée pour atteindre Corniglia offre un spectacle formidable : des vignes verdoyantes, une mer à perte de vue, des petits villages escarpés et même une forêt pour se cacher du soleil.


Paysages de Cinq Terre (Faites glisser les photos)


Tiens Marie, je te repasse le stylo :

Merci Emma ! Nous nous retrouvons à Corniglia, ainsi que 3 amies de Maël et Marie.

Aaah quelle joie de revoir ses amies après tant d’aventure ! De plus, la mécanique de notre vie d’équipe à 6 est réglée comme une horloge et c’est bien amusant d’y faire entrer quelques copines. Alors, on les embarque au bateau pour le soir !

 

Vendredi 7 juillet


C’est l’heure des rituels d'avant grande navigation aux mouillages : Pleins d'eau, de nourriture, d’essence, visite de la capitainerie, préparation du bateau. Puis nous prenons la mer, mais pas pour très longtemps... Notre prochain mouillage est le village de Monterosso à seulement 18 miles de nous.


Sur la route, Emma et Florine obtiennent au moins 3X leurs petits bacs. Quelques notes de guitare raisonnent dans l’air. L’ambiance est paresseuse. Il faut dire que la chaleur et la houle nous écrasent. Nous avons connu des navigations plus épiques…

Ambiance détente/canicule sur l'Aotearoa


À peine arrivés, Maël est déjà dans l'eau. Comme une ribambelle de petit canard derrière leur maman, le reste de l’équipe suit. Ça saute de tous les côtés ! Les spectateurs auront même le droit à une 2ème représentation du spectacle de natation synchronisée d'Emma et Marie.


Emma : Le soir, certains d'entre nous rejoignent la côte. Nous posons l'annexe sur la plage en arrivant et on flâne dans les rues de Monterosso, pour se dégourdir les jambes. En rejoignant l'annexe, nous tombons sur un orchestre classique en contrebas, on décide d'y assister : c'est magique. On s'amusera à repérer les différents instruments et à mesurer la parité chez les musicien.nes en mangeant des pizzas. En retournant enfin à la plage vers l'annexe, la plage a fermé...oups, on devra passer par dessus la barrière pour retrouver notre annexe.

 

Samedi 8 juillet


Quelle nuit !

Si l’équipe était une bière, alors elle serait probablement une délicieuse IPA, étant donné son brassage constant à 40° durant cette nuit. La journée commence donc comme elle s'est terminée : à l'eau ! le meilleur remède contre l’envie de vomir et les gros coups de chauds.

Au programme aujourd’hui, 4 échantillonnages ! Nous arrivons donc à notre mouillage du jour vers 18h, toujours sous une chaleur de plomb.


La chaleur monte encore d'un cran entre Guillaume et Matthieu


On décide d’aller à terre en annexe. Vu de la terre, rien ne donne envie de remonter sur le bateau. Il tangue de tous les côtés comme un vulgaire bouchon de liège sur les flots. De quoi vous filer le mal de cœur rien qu'en le regardant.


On passera donc la soirée en ville pour se reposer. A notre arrivée, on reconnait les charmantes petites rues caractéristiques de l'Italie.

A gauche, massage de pied sur les gallets du parvis de l'église

A droite, l'envol d'un PERROQUET


Guillaume gambade dans tous les sens pour nous trouver LE coin cosy qui plaira à tout le monde. Comme le souligne Emma : « Même sur terre, Guillaume est toujours notre skipper ! »

Emma et Marie attendent sagement que Guillaume revienne de son repérage des lieux

 

Dimanche 9 juillet


On the sea again !


Cette journée s’annonçait assez similaire aux précédentes. Guillaume et Florine repêchent (une fois de plus) un ballon licorne pour enfant (que nous appellerons Jean Calculs Reno), nous observons quelques bonites chasser en bondissant hors de l’eau, etc…

Emma : si je puis me permettre une intervention, je trouve que le prénom Suzanne est plus approprié pour cette licorne, non mais, regardez là :

Jean Calculs Reno ( ou Suzanne )


Et pourtant.

Deux évènements vinrent troubler la quiétude des lieux.

Tout d’abord, le téléphone de Guillaume a décidé de voler de ses propres ailes. Alors que notre Cap'tain était à la barre, le téléphone a glissé de sa poche, rebondit deux fois sur la jupe, avant de plonger à l’eau dans une mer à 600m de fond.

Oups, un appareil électronique à ajouter dans le compteur des appareils cassés ou perdus (on passe à 8). Adieu donc Navionics, localisation de l’ancre et autres applications de voile.


Emma : nous tenterons les blagues à de nombreuses reprises pour détendre l'atmosphère, en vain, l'évènement est encore trop traumatique pour notre ami Guillaume. Comme dira Maël : funny, but too soon. Ne vous en faites pas cependant, à l'heure où je vous écris, il est équipé d'un nouveau téléphone.


L’équipe s’est à peine remise de ses émotions qu’un gros bateau de commerce apparait à tribord. Il avance vite mais nous ne changeons pas notre trajectoire : il passe très largement devant nous. Nous regardons impressionnés cet immense bateau nous dépasser. Le sillage qu’il laisse derrière lui provoque bien sûr quelques vagues qui avancent vers nous, mais elles ne sont pas bien grosses. Maël à la barre positionne le bateau bien perpendiculairement à elles. Quand tout à coup, il a simplement le temps de dire : « Euh, tenez bien vos ordinateurs quand même », que nous ressentons une intense secousse. Les vagues ne sont pas grosses mais très agressives. Le bateau se cabre d’avant en arrière d’une manière assez forte. Une vague vient même submerger l’avant du bateau. Le train de houle du sillage passée, nous sommes toutes et tous un peu sonné.es. Surtout que le hublot de la chambre avant est restée ouvert. Le constat d’Emma est sans appel : drap, matelas, vêtement … Tout est mouillé.

Hop, hop, hop, ni une ni deux, le bateau reprend sa fonction de tancarville mais en pleine navigation cette fois-ci.

40°C et vent : ne soyez pas jaloux mais notre tancarville est vraiment optimal


La journée a été éprouvante. La soirée est plutôt calme et surtout on se change les idées ! Entre snorkeling, jeux de société et guitare... Florine trouvera même le temps de monter au mat, le meilleur point de vu sur notre mouillage du jour.


Particulièrement en forme,

Emma et Marie auront gagné 3 parties d'affilées au code name ce soir là


 

Lundi 10 juillet


L’équipe est fatiguée. Cette remontée de la côte italienne est intense ! Alors on s’accorde une journée de grasse matinée. Encore faut-il réussir à dormir entre la chaleur, les moustiques et la lumière du jour.

La température ne nous permet d'ailleurs plus de trainer au mouillage. En navigation au moins, il y a de l’air ! Malheureusement pour nous, aujourd’hui, c'est pétole*. Alors entre les échantillonnages, on enchaîne les « manœuvres d’homme à la mer » et on ramasse des déchets au passage.


Avec ce temps, l’eau est magnifique : une immense tâche d’huile à perte de vue qui nous fait sentir comme des naufragés au milieu du vide.


[...]


On saute à l’eau au mouillage suivant et on se repose devant un film, sous les étoiles dans le cockpit.

Les petits petons de Emma


*pétole : absence de vent. Très fréquent en mer Méditerranée...

 

Mardi 11 juillet


Emma : Bon allez Marie, je te prend le stylo pour cette journée, qui est encore une intense journée de navigation. Mais cette fois, il y a du vent ! Plutôt pratique quand on se déplace en voilier. On met le spi et on en profite pour sortir le drone. Pour nos lecteurs non voileux, le spi, c'est une grande voile qu'on hisse à l'avant du bateau lorsque le vent vient de l'arrière. Le rapport avec le vent réel et la vitesse du bateau est souvent très intéressant avec le spi, mais il faut beaucoup de temps pour l'installer (environ 1h30 pour la première fois).

L'Aotéaroa direction la lune


Il existe 2 types de spi : les symétriques, que l'on place symétriquement (comme son nom l'indique) à l'avant du bateau, et les asymétriques, qui se placent sur le devant tribord ou bâbord.

Persuadé.es que le notre est un asymétrique, on le place comme tel. En regardant les photos du drone, un doute émerge :

Spi asymo-symétrique sur l'Aotéaroa


Ce spi a l'air très symétrique pour un asymétrique (vous suivez ?)

A l'heure actuelle, le doute persiste. Et que fait toujours l'équipe SEA Plastics en temps de doute ? Elle appelle Jean, notre ancien skipper. Oups, lui non plus ne sait pas... mystère.


Les paysages sont magnifiques mais la chaleur est étouffante. Alors à peine arrivés à Roquebrune en France, tout le monde fuit le bateau. A l'eau !


On se retrouve alors tous les 6 accrochés au paddle à flotter à 100m de notre maison. Qui eu cru que nos 6 jeunes trouveraient réconfort sur un espace 10 fois plus restreint que le bateau ? On s’amuse dans l’eau, on papote, et incapables de remonter à bord, on commande des pizzas sur la plage.

Comme d'habitude, on accède à la plage grâce à notre annexe, à la rame


On les mange puis on joue au tarot, sans Matthieu, qui à peine entend parler de tarot, fuit à la nage pour rejoindre le bateau. Hum hum, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour éviter d'avoir à ramer.

Bienvenu dans notre secte


On rentre au bateau puis on s'endort comme on peut malgré la chaleur, l'humidité et le sel... Vous sentez qu'on a vraiment envie d'une douche ?


Les 4 derniers jours seront raconté cette fois-ci par Florine. Dis donc quelle collaboration pour ce dernier journal de bord !

 

Mercredi 12 juillet


C’est l’heure de notre dernière navigation. Pour ce grand jour, c’est Marie, Maël et Matthieu qui lèvent l’ancre le matin. Les conditions semblent idéales pour naviguer : le vent est largue alors ils déroulent le génois pour avancer à la voile.


Peu de temps après le départ, ils aperçoivent un hélicoptère qui viendra se poser sur un maxi yacht non loin de nous et redécoller peu de temps après. Il s’agit peut-être d’une star ? Peu importe, entre le maxi yacht qui consomme et pollue énormément et l’aller-retour en hélico, la bêtise humaine n’a vraiment aucune limite.

Le maxi yacht en question.


C’est moment Souvenirs juste après, en passant devant Monaco. Nos 3 matelots se remémorent tous les bons souvenirs de notre passage à Cap d’Ail : visite du musée océanographique et de la ville, la sensibilisation au centre de formation de l’AS Monaco, les moments de rigolades qu’on a eu ensemble, etc. Mais ça ne va pas durer, leur attention est soudainement prise par un voilier qui semble nous foncer droit dessus. Il sort de nulle part, il va vite et au moteur, il n’est même pas noté sur l’AIS (instrument de navigation qui nous permet de voir la position des autres bateaux qui en sont équipés sur notre route). Il nous coupe la route en passant à toute allure à 10m de nous. C’est là que nos matelots ont le temps de voir qu’il n’y a personne à la barre de ce voilier, seule une femme qui dort à l’avant, sur le pont…


Frayeur passée, il est temps de lancer le dernier échantillonnage de l’expédition. Au vu des conditions météo, on peut largement le faire à la voile. Nos matelots en chef se mettent alors face au vent, bordent le génois et hissent la Grand-Voile (on les applaudit pour cette manœuvre sans moteur !). On reprend le cap, règle les voiles, met en place le tangon et sort le filet Manta. Tout est fin prêt pour être lancé, mais il y a une envie pressante… et pas une petite si vous voyez ce que je veux dire. Pour éviter que celle-ci ne se retrouve dans l’échantillonnage, on laisse notre ami.e (aucune indication sur la personne ne sera donnée, car il ou elle n’assume pas totalement la suite de l’histoire😊) aller lâcher l’avion en bout de piste. Alors on attend avant le lancer le filet Manta à l’eau. On attend, on attend encore, on attend longtemps, jusqu’à ce que notre ami.e sorte des toilettes et nous annonce qu’il ou elle à bouché les WC. Timing parfait pour une deuxième envie très pressante… la petite cette fois-ci, mais qu’importent, les WC ne sont plus en état de marche. Pour ne pas donner d’indication sur l’identité du boucheur de toilettes, l’identité de Miss ou Mr Pipi ne sera pas non plus dévoilée. 2 missions se mettent en place : Miss ou Mr Grosse Commission qui va tout faire pour évacuer les lieux avant de bombarder le bateau de Sanytol pour masquer l’odeur qui a déjà eu le temps d’incruster les murs. Malheureusement, comme le dit Jean-Marie Bigard « les odeurs ne s’annulent pas, elles s’accumulent ». Et Miss ou Mr Pipi qui va faire une première tentative depuis la jupe avant de se raviser et de se soulager dans un sceau, sur le pont, devant tous ses camarades… Quel moment !


Tout le monde est remis de ses émotions, alors on lance enfin l’échantillonnage. Le 74e et dernier échantillonnage !


Pendant ce temps, Guillaume, le boulanger attitré de l’Aotearoa, nous prépare un super pain aux céréales mi-cuit à cœur. Un délice vous en attestera Emma !


L’échantillonnage est fini et on a un bon vent qui vient de l’arrière du bateau. Alors rebelotte, comme hier, on va mettre le spi ! Les conditions sont vraiment idéales aujourd’hui : on fait tout l’après-midi au spi, qu’on range pe de temps avant d’arriver au port de Santa Lucia. On ressort le génois le temps de se rapprocher et nous ne rallumerons le moteur qu’à l’entrée du port.


On passe au ponton essence pour rendre le bateau plein à son propriétaire. C’est le temps des dernières manœuvres alors Maël fait celle-ci et Matthieu fera celle pour nous amarrer dans le port, sous les derniers conseils de Cap’tain Bellot.


On range le bateau et tout le monde s’empresse d’aller se doucher. La journée se termine par un bon diner et un debrief de l’organisation des 2 prochains jours.


 

Jeudi 13 juillet


Maël et Florine se lèvent tôt ce matin. Ils vont tous deux chercher leur voiture respective et les affaires dont on s’est débarrassé il y a 2 mois, lorsqu’on a changé de bateau. Pendant ce temps, au bateau, Marie et Emma commencent le rangement et le nettoyage et Matthieu s’occupe de finaliser les affaires de sciences : ranger les derniers échantillons, remplir les dernières données sur l’ordinateur et préparer les colis à envoyer à chaque partenaire. Il part avec Guillaume pour les déposer à la poste. Sur leur chemin, ils se font klaxonner alors qu’ils traversent sur un passage piéton. « Pourquoi elle nous klaxonne celle-là ? », ils mettront plusieurs secondes avant de réaliser qu’il s’agit en fait de Florine qui vient de rentrer. Coup de bol, elle va pouvoir les emmener à la poste en voiture !



A leur retour au bateau, le rangement et le nettoyage continue jusqu’à l’heure de l’apéro. Eh oui il faut bien fêter la fin ! Maël arrive en début de soirée, lui a déjà mangé sur la route. C’est le dernier moment pour faire la fête alors on va au bar d’à côté on profite de nos derniers instants tous ensemble.

 

Vendredi 14 juillet


Une nouvelle journée de rangement, ménage, réparation bien remplie attend l’équipe, alors tout le monde s’y met. Chacun fait ses affaires, on débarrasse tous les placards, on range tout le matériel de l’asso et on commence à charger les voitures pour faire de la place à l’intérieur.





Maintenant qu’on circule mieux, on refait un coup de nettoyage, à l’intérieur comme à l’extérieur du bateau. Il est quasi prêt, le reste devra attendre demain matin, juste avant l’état des lieux et les départ.




Après cette longue journée peu stimulante, c’est enfin au tour de Emma de monter en haut du mat. Ça aurait été dommage qu’elle finissent SEA Plastics sans jamais y être allé. Alors elle enfile le baudrier, Guillaume et Maël finissent de l’équiper et ni une ni deux, la voilà hissée tout en haut ! Apparemment la vue est belle, Emma ne veut plus jamais redescendre.





A l’heure de la Golden hour, c’est shooting photo pour l’équipe. Portraits individuels et photos de groupe, comme nous l’avions fait le 15 mars, au tout début de l’aventure.





Après le diner, quel honneur nous fait la ville de Saint-Raphaël à célébrer notre odyssée en la clôturant par un feu d’artifice !! Alors à 22h on se met en première ligne et en attendant que ça commence, on fait un dernier debrief de l’aventure. C’est moment émotion, 2 d’entre nous verseront une petite larme. Il faut dire que l’aventure a été belle, on a rencontré de superbes personnes et bien qu’on soit toustes content de rentrer chez nous, ça va nous manquer !


Le feu d’artifice commence et on en prend plein les yeux. A la fin, on rentre au bateau et tout le monde va se coucher.

 

Samedi 15 juillet

Le jour J.


On se lève tôt pour dire au revoir à Marie, Maël et Matthieu qui partent dès 7h30 car de longs trajets les attends pour rentrer chez eux.


Emma, Florine et Guillaume finiront de ranger et nettoyer le bateau pour être prêts pour l’état des lieux prévu à 9h avec le propriétaire.


État des lieux fini vers 11h30, rien à déclarer. Emma est déjà partie et Florine et Guillaume enclencheront le pas juste après. C’est un dernier merci pour le prioprio et un dernier au revoir à l’Aotearoa.


On ne peut pas croire que c'est déjà la fin. Le début à Carnon paraît si loin et si proche en même temps. Nous laissons ce journal de bord un peu soulagées, heureuses mais tellement nostalgiques.

Merci à vous, nos lecteurs et lectrices, qui nous avez suivis pendant 4 mois, au travers de nos récits.

A bientôt pour d'autres aventures :)

 

Pour finir ce journal de bord, Marie vous a préparé un florilège des livres qui ont marqué l’aventure. Nous vous les conseillons grandement !


Et oui, "Lire c'est l'aventure, mais l'aventure c'est aussi lire" ! La navigation c'est l'occasion de se plonger dans des romans passionnants et parfois de transformer le cockpit en rendez-vous littéraire où chacun donne son avis sur tel ou tel bouquin. La palme de la lectrice la plus assidue est décernée à Emma qui peut dévorer les romans des heures durant. Mais la palme du lecteur compulsif revient à Maël qui, une fois parti dans un nouveau livre, ne le referme qu'une fois celui-ci terminé, même s'il faut y passer la nuit !

Emma concentrée


Les Furtifs, d'Alain Damasio : 4 lecteur.ices.

Anecdote : Alors que Marie en avait déjà lu les 3/4 , Maël se décident à recommencer une deuxième lecture des Furtifs. Le roman entrera donc en garde alternée. Mais d'une manière impressionnante, Maël finira le roman avant elle. Carton plein pour Les Furtifs, ce roman est excellent !


Changer l’eau des fleurs, de Valérie Perrin : 4,5 lecteur.ice

Anecdote : Ce livre ne fait pas l’unanimité. Si la lecture d'Emma n'a été qu'un long fleuve de larme tant l'émotion était forte. Et que Marie s'empêchait d'avaler trop vite les chapitres tant la lecture était agréable. Florine s'est quant à elle forcée de le finir malgré l'ennui ferme qu'il lui procurait. Tandis que Guillaume s'est carrément arrêté au milieu. Maël, lui, l'a dévoré en 24h et commentera ainsi sa lecture : "C'était bien."


Le Silences des Agneaux, de Thomas Harris: 4 lecteur.ices

Anecdote : Que de frissonades !


Jeunesse, de Joseph Conrad : 3 lecteur.ices

Anecdote : L'histoire de ce jeune homme, embarqué pour la première fois comme lieutenant dans une galère sans nom, résonna avec notre aventure. Cette nouvelle se lit en une après-midi et nous aura bien fait relativiser sur nos propres soucis.


La Vie Solide, de Arthur Lochmann : 3 lecteurs

Anecdote : Ce livre relate l'histoire d'un Compagnon du Devoir en charpenterie. A l'heure d'entrer dans la vie active, il s'en est fallut de peu pour que nos jeunes diplômés plaquent tout pour un CAP charpenterie.


1984, de George Orwell : 2 lecteur.ices

Anecdote : A lire absolument, même si on ne passe pas un bon moment.


Zéro Déchet, Le manuel d'écologie quotidienne, de Julie Bernier

Anecdote : Une source inépuisable de données, d'alternatives et de méthodes pour changer nos mode de vie. Très agréable à consulter, ce livre aura profité à toute l'équipe !


Bonne lecture !














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