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  • Photo du rĂ©dacteurThibaud

Premiùre semaine entre Port-de-Bouc et Saintes-Maries-de-la-Mer 💹

DerniĂšre mise Ă  jour : 5 avr.

Voici notre premier carnet de bord de l'expédition 2024 ! Belle lecture à vous !


Dimanche 24 mars - Jour 1


AprĂšs des mois d’attente, de travaux, de paperasses et de dĂ©marches administratives, l’équipage s’est enfin retrouvĂ© Ă  Port de Bouc pour le dĂ©but de l’aventure ! AngĂ©lique, Arnaud et Martin Ă©taient arrivĂ©s un peu en avance pour commencer Ă  naviguer (et ont vu les premiers dauphins, les veinards). 

Les retrouvailles sont accompagnĂ©es de l’étape la plus fun du voyage : le rangement de tout le matĂ©riel sur le bateau. Combien de temps notre organisation exceptionnelle tiendra-t- elle ? Probablement pas longtemps. Au palmarĂšs des meilleurs objets ramenĂ©s Ă  bord : Un filet fermant malvenu (confondu avec le filet manta par un membre de l’équipe dont nous tairons le nom), un aberrant set d’hameçons by Thibaud, un peu trop d’alcool pour fĂȘter le dĂ©part par notre skipper enthousiaste, des boules de pĂ©tanques par AngĂ©lique (une sudiste qui a le sens des prioritĂ©s) et une guitare Ă  peine encombrante par Martin. 

Dans cette effusion d’enthousiasme de tout le monde, on devine l’impatience d’effectuer la premiĂšre navigation tous ensemble le lendemain. En effet, la premiĂšre semaine Ă  Port de Bouc a pour objectif de se familiariser avec le bateau et le matĂ©riel, de souder l’équipage, et de voir qui a le mal de mer. Un crash-test, quoi




Un curieux individu nous pose quelques questions sur notre projet



Lundi 25 mars - Jour 2


Aujourd’hui, c’est la premiĂšre navigation, trĂšs attendue par tous (et peut-ĂȘtre un peu apprĂ©hendĂ©e). L’objectif du jour : Port Saint Louis du RhĂŽne, situĂ© juste en face de Port de Bouc, dans la baie de Fos. Nous devons y rĂ©cupĂ©rer une partie du matĂ©riel avant le dĂ©part en expĂ©dition. La mĂ©tĂ©o est clĂ©mente Ă  l’aller, et permet Ă  l’équipage de revoir (ou voir?) les manƓuvres de base : virement de bord, empannage, mise Ă  la cape, et esquive de filets. Pas de dauphins aujourd’hui, mais une rencontre inattendue avec des pingouins (oui, oui) au milieu de la mer. 

En toute modestie, l’équipage assure grave. Mais la MĂ©diterranĂ©e n’aime pas les frimeurs, et rĂ©serve des surprises aux matelots pour les faire redescendre de leur petit nuage. Le vent se lĂšve pendant la pause repas, et la houle aussi. Le retour est bien plus sportif : Pas moyen de sortir les voiles, rentrer au moteur Ă  Port de Bouc suffira pour aujourd’hui. Thibaud fait surfer l’Aotearoa dans les vagues, AngĂ©lique semble un peu trop s’amuser dans la tempĂȘte. Arnaud regarde fiĂšrement son petit Ă©quipage faire ses vaillants premiers pas sur l’eau. Le bateau arrive sans encombre Ă  Port de Bouc, et en prime, personne n’a eu le mal de mer. Que demander de plus ? 



L'équipe enfin réunie à Port-de-Bouc


Mardi 26 mars - Jour 3


Qu’est ce que c’est que cette mĂ©tĂ©o ? Il est pas censĂ© faire beau en MĂ©diterranĂ©e ? Un vent de folie et des nuages, on ne va pas pouvoir sortir en bateau aujourd’hui


Premier atelier de  sensibilisation pour l’équipe Sea Plastics. Lena, Martin et AngĂ©lique partent Ă  Port Saint-Louis du RhĂŽne pour parler de pollution plastique Ă  des Ă©lĂšves de CE1 pendant que Thibaud et Arnaud s’occupent de petites rĂ©parations sur le bateau Ă  Port de Bouc. 

Nos apprentis professeurs arrivent Ă  capter l’attention de la classe, Les Ă©lĂšves sont super motivĂ©s et ont plein de bonnes idĂ©es pour lutter contre la pollution plastique et protĂ©ger la biodiversitĂ© marine. La relĂšve est assurĂ©e !


On a enfin reçu nos banniĂšres et notre cher filet Ă  plancton ! Mais oĂč est-ce qu’on va pouvoir ranger tout ça ? La partie de Tetris recommence
 




Lena et Angélique en train d'apprendre au CE1 que "L'océan, c'est la vie"



Mercredi 27 mars - Jour 4


Aujourd’hui est un grand jour ! On a un temps magnifique et surtout on va tester pour la premiĂšre fois notre prĂ©cieux filet manta. AprĂšs avoir pris plus d’une heure Ă  la monter, on est enfin prĂȘt Ă  partir en mer. Un journaliste du mĂ©dia Maritima arrive sur le port pour nous interroger sur notre expĂ©dition. On lui propose donc de venir avec nous sur le bateau pour assister Ă  notre premier prĂ©lĂšvement. 

A la sortie du port, on hisse les voiles, c’est parti ! On n'avance pas vraiment lĂ  non ? Il y a pĂ©tole comme dirait les connaisseurs
 On va devoir rallumer le moteur pour faire nos Ă©chantillonnages. On va devoir se roder sur la mise Ă  l’eau du manta mais on s’en sort pas si mal. Notre chaussette de prĂ©lĂšvement est pleine de plastique de toutes les couleurs. AngĂ©lique dĂ©lĂšgue ses responsabilitĂ©s de respo sciences assumant assez mal le mal de mer face Ă  la houle. Lena et Martin s'attĂšlent donc au tri de l’échantillon Ă  l’intĂ©rieur du bateau.  Les deux matelots tentent de garder bonne mine face au journaliste mais ça ne dure pas trĂšs longtemps
 Le mal de mer commence Ă  frapper le reste de l’équipage. On fera le tri plus tard hein !? La science peut bien attendre une petite heure
 On espĂšre en tout cas que notre escapade a plu Ă  notre invitĂ©.

Cet aprÚs-midi, une journaliste du média Provence vient nous interviewer. Encore un ? Et oui ! Sea Plastics devient vraiment connue, on a du succÚs ! 

Une confĂ©rence Ă©tait prĂ©vue ce soir Ă  l’ancienne criĂ©e mais trĂšs peu de monde est venu
 On a donc dĂ©cidĂ© de changer les plans et de monter un petit stand sur le port. Pour ĂȘtre honnĂȘte, il y avait trĂšs peu de passage donc ça n’a pas trĂšs bien marchĂ© non plus (la mĂ©tĂ©o n’était pas de notre cĂŽtĂ©). Mais on a quand mĂȘme pu sensibiliser les gĂ©rants du port, c’est un dĂ©but !


Martin, directeur scientifique de renommé départemental



Notre responsable science heureuse de prélever du plastique !



Jeudi 28 mars - Jour 5


Ce cinquiĂšme jour d’expĂ©dition s’annonce ĂȘtre le plus chargĂ© ! Alors on se lĂšve aux aurores, on boit vite un cafĂ© et on dĂ©bute cette journĂ©e ensoleillĂ©e par une visio avec OceanEyes afin qu’ils nous expliquent comment manier Ă  la perfection notre filet Manta. AprĂšs une petite heure d’explications, nous larguons les amarres, direction le chenal du port de Bouc dans le but de rĂ©aliser des Ă©chantillons pour notre chercheur toulonnais qui aimerait dĂ©terminer la concentration en microplastiques aux abords des ports. La forte houle rend ces prĂ©lĂšvements fastidieux Ă  rĂ©aliser mais on s'accroche et on Ă©chappe de peu aux premiers vomis pour l’équipage 2024 ! Seule notre pilote AngĂ©lique, n’a pas Ă©tĂ© sujette au mal de mer. La chance !  Cependant, notre mal-ĂȘtre ne s’est pas arrĂȘtĂ© lĂ  : au moment de rĂ©aliser notre dernier Ă©chantillon sur le chemin du retour, Thibaud jette le filet Manta Ă  l’eau, mais remarque trĂšs vite que ce dernier n’avance pas Ă  la mĂȘme allure que l’AotĂ©aroa, voir n’avance plus du tout. Le filet s’est dĂ©tachĂ© ! Coup de stress pour tout l’équipage : il faut le rĂ©cupĂ©rer Ă  tout prix car c'est l'Ă©lĂ©ment essentiel Ă  notre aventure. Arnaud reprend donc la barre, allume le moteur pour rendre le bateau plus maniable et arrive Ă  s’approcher rapidement du filet pour le repĂȘcher et le mettre en sĂ©curitĂ©. SauvĂ© ! Il s’est avĂ©rĂ© que le filet n’avait qu’une accroche au lieu de deux, et l’embout qui le tenait en sĂ©curitĂ© s’est cassĂ©. A croire que la visio de ce matin Ă©tait trop tĂŽt et que toutes les informations n’ont pas Ă©tĂ© bien assimilĂ©es ! On le rattache donc comme il faut et c’est reparti. On rentre ensuite vite au port. Une fois arrivĂ©s, pas le temps de se reposer, Lena et Martin vont faire un stand Ă  la capitainerie pendant que le reste de l’équipage finit de trier les Ă©chantillons. AprĂšs un dĂ©jeunĂ© de qualitĂ©,c'est dĂ©jĂ  le temps de quitter Port-de-Bouc pour une nouvelle escale : Saintes Maries de la mer.

Nous partons donc pour 6 h de navigation, accompagnĂ©s du soleil. Les premiĂšres heures de ce pĂ©riple sont magiques avec un coucher du soleil sur la mer et l’apparition d’un ciel Ă©toilĂ© pour notre repas de chili con carnĂ©. « C’est le meilleur repas de ma vie » a mĂȘme dĂ©clarĂ© Thibaud. Mais cela a bien vite changĂ© quand on a connu la rĂšgle des 5F du mal de mer : Faim, Froid, Frousse, Fatigue, Foif. On a d’ailleurs cĂ©lĂ©brĂ© le premier vomi dans l’équipe : celui qui l’a inaugurĂ© a sĂ»rement vite changĂ© d’avis sur ce qu’était son « meilleur repas de sa vie ». Martin termine la navigation en pilotant le navire entre vents et houles pour arriver aux abords de Saintes Maries de la Mer. C’est lĂ  que la frousse s’est installĂ© lorsque nous n’avons pas vu la digue qui s’approchait trĂšs rapidement de notre bateau et une balise droite disparue. L’arrivĂ©e dans ce port a Ă©tĂ© donc compliquĂ©e. NĂ©anmoins, nous sommes bien arrivĂ©s sains et saufs dans ce port camarguais. DerniĂšre Ă©preuve de cette longue journĂ©e : trouver notre place dans ce port avec un vent qui rendait les manipulations du bateau presque impossible. Épreuve trop difficile, on s’installe donc Ă  la station essence pour ĂȘtre en sĂ©curitĂ©, on accroche le bateau et hop Ă  la douche pour dĂ©compresser de cette longue journĂ©e.



Notre ange gardien Pavie admirant la lumiĂšre du soir


InvitĂ© surprise dans le filet manta 🐙


Angélique admirant le coucher de soleil ?


Vendredi 29 mars - Jour 6


Premier jour Ă  Saintes Maries de la mer, quand certains pensaient faire grasse matinĂ©e pour se remettre des Ă©motions de la veille, le skipper n’est pas de cet avis : il faut qu’on change de place rapidement car la capitainerie ne veut pas qu’on reste ici. On se lĂšve rapidement, on met les habits de quarts par-dessus le pyjama et nous voilĂ  Ă  exĂ©cuter les directives du skipper.  L’enjeu est de manipuler le bateau dans le port avec un vent encore plus fort que la veille. Ludo de la capitainerie nous vient en aide et on arrive Ă  s’amarrer Ă  notre place sans-Ă -coups. Une fois bien installĂ©, on prend le temps de faire un petit dĂ©jeunĂ©/dĂ©jeunĂ© et de reparler de la navigation d’hier. Le reste de la journĂ©e est calme, chacun rĂ©cupĂšre de la veille Ă  sa maniĂšre.  La fin de soirĂ©e est marquĂ©e par le dĂ©part d’Arnaud pour le week-end, dĂ©part Ă  17h pour notre skipper-sauveteur. Fin de soirĂ©e avec quelques courses, puis apĂ©ro cidre breton et biĂšre locale au riz (biĂšre des Guardians) suivi d’une session crĂȘpes Ɠuf-champignons ! Merci Lena pour ta pulsion crĂȘpe, ça a rĂ©galĂ© toute la team un peu dĂ©primĂ©e avec le temps



Samedi 30 mars - Jour 7


Ça y est, c’est le dĂ©but du week-end pour l’équipage Sea Plastics. Celui-ci sera de 3 jours car c’est le week-end de PĂąques (personne n’était au courant ?). Lena et Martin se lĂšvent un peu plus tĂŽt pour un petit passage dans la jolie ville camarguaise d’Arles afin de faire le plein d’objets de bricolages, de chocolats gentiment offert par Jeff de Bruges pour nos sensibilisations, et de plantes aromatiques qu’on essayera de garder en vie tant bien que mal sur notre bateau. Thib et AngĂ©lique avancent sur leurs projets (site internet, rĂ©seau, science, sensibilisation
 Bref, ça bosse). Une fois l’équipage rĂ©uni en fin d’aprĂšs-midi, c’est l’heure du footing collectif sur les bords de l'Ă©tang ! 6 km plus tard, Thibaud et Martin se perdent dans le magasin de pĂȘche du village, discutent avec les vieux loups de mer du magasin et achĂštent une aberrante canne Ă  pĂȘche pour l’expĂ©dition. Objectif : Manger du poisson ! Thib se chargera de cette mission
 

Au menu pour le diner, fondu de poireau et riz camarguais !


Paysage camarguais prise lors de la sortie footing



Dimanche 31 mars - Jour 8


C’est dimanche, et le dimanche, on sensibilise ! C’est dĂ©part 9h pour Martin et AngĂ©lique qui se rendent Ă  l’office de tourisme pour tenir le stand jusqu’à 12h avec la prise de relais de Thib et Lena. AprĂšs une belle matinĂ©e oĂč on a pu rencontrer pas mal de gens intĂ©ressĂ©s par le projet, on se retrouve pour un repas prĂ©parĂ© par le chef Martin. Au menu, salade de lentilles, concombre, feta et orange. C’est un 10/10 pour ce repas Ă©quilibrĂ© et plein de protĂ©ines. A noter que le temps ne fait qu’empirer avec du vent, de la houle, de la pluie et du froid. C’est une vraie tempĂȘte ! On garde notre courage et tente de s’organiser pour nos sensibilisations puis on rĂ©ussit Ă  trouver un crĂ©neau Ă  la salle culturelle de la ville afin d’y projeter un petit film et de lancer le dĂ©bat autour de la pollution plastique.

Fin d’aprĂšs-midi un peu dĂ©moralisant pour toute l’équipe qui ressent la fatigue de la semaine, le tout agrĂ©mentĂ© d’un temps catastrophique. Thib lance l’idĂ©e qu’il aimerait se rĂ©fugier dans un bar pour boire des biĂšres et encore boire des biĂšres. Finalement, toute l’équipe est partante et nous partons comme des braves affronter la pluie afin de trouver un bar sympathique. AprĂšs un passage dans un bar rempli d’hommes alcoolisĂ©s et fumant comme des pompiers, nous trouvons un bar-restaurant vraiment sympathique “Le radeau”. On commence par une biĂšre blanche, puis on craque pour une planche de charcuterie locale puis on re-craque pour une pizza chacun ! C’est ce qu’on appelle un craquage ultime mais bien mĂ©ritĂ© aprĂšs cette journĂ©e. En supplĂ©ment, nous assistons Ă  un concert de guitaristes camarguais accompagnĂ© par des dĂ©monstrations de danseurs locaux. 



Oui, il faisait super beau pendant ce week-end de PĂąques



Premier craquage avec une planche de charcuterie by le Thib et Martin (la suite sera encore plus grasse)



A la semaine prochaine pour la suite de nos aventures qui nous amĂšneront vers l'Occitanie ! ⛔

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