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16ème semaine : Dernière semaine au mouillage et retour à Saint Raphaël

  • Photo du rédacteur: Lena
    Lena
  • 8 août
  • 5 min de lecture

Lundi 27 juillet 2026 :

Dernier jour de notre séjour marseillais. L'heure de faire les courses pour les 5 prochains jours où nous serons au mouillage et de réparer les dernières bricoles avant le départ.

Cet après-midi nous étions au Clean my Delta, un ramassage de déchets organisé par plusieurs associations locales comme Clean my Calanques ou Mer Terre. Un premier ramassage a été réalisé avant le festival, le but de ce second ramassage est de voir l'impact réel d'un festival de cette ampleur sur la nature. Nous trouvons beaucoup de mégots et de serflexs.

Ce soir, nous retrouvons tous l'Aotearoa pour un départ direction Cassis demain matin.



Mardi 28 juillet 2026 :

Nous avons quitté Marseille ce matin, maintenant c'est navigation et liberté jusqu'à la fin de l'expédition ! Aujourd'hui c'est direction Cassis et ses calanques. Il y a pas mal de vent mais nous devons tirer des bords car il vient de face. Nous passons proche de la belle île du frioul et nous longeons la côte. C'est très beau !

En arrivant vers Cassis, nous décidons de remettre le moteur pour aller dans la calanque d'en vaux. C'est magnifique, nous vivons un moment privilégié au coucher du soleil.

Au moment de mettre l'ancre devant la ville de Cassis, le guindeau boude (encore), nous devons mettre l'ancre à la main !



 Mercredi 29 juillet 2026 :

On continue notre périple en direction de Saint Raphaël, cette fois nous allons jusqu'à Hyères ! Pour y aller nous prenons un peu le large car c'est notre dernière occasion d'observer des cétacés. En début de journée, c'est un peu raté, un brouillard à couper au couteau fait son apparition. Nous sortons la corne de brume au cas où.

En sortant de cette nappe, nous prenons les jumelles et on observe la mer autour de nous. Nous observons des bateaux de whale watcher et grâce à eux, nous repérons des souffles de cachalots. Nous observons à deux reprises le dos et la nageoire caudale d'un cachalot. Nous sommes très heureux !

Le vent se lève en fin de journée et nous passons devant l'île de Porquerolles et vu le monde sur l'île nous décidons d'aller mouiller sur la presqu'île de Giens. Le lieu est également très sympa ! A peine arrivés que nous voilà déjà tous les six dans l'eau. Des spaghettis, des jeux de société, une soirée en toute gaieté !



Jeudi 30 juillet 2026 :

Ce matin départ à la voile du mouillage, la grande voile et le génois sont vites de sortis ! Le vent vient de l'arrière, ça veut dire... voiles en ciseaux. Nous avançons à 5nds de moyenne pendant environ 5h avant d'arriver à Ramatuelle pour le dernier mouillage avant Saint Raphaël. Il y a beaucoup de vent en arrivant mais également beaucoup de bateaux et notamment de petites vedettes. Nous mettons une première fois l'ancre mais celle-ci n'accroche pas alors nous remouillons 3 autres fois avant de trouver notre emplacement idéal ! Mathilde, Marion et Cassie partent voir les poissons, elles reviennent le sourire aux lèvres après avoir vu de nombreux poissons et surtout un poulpe !

Pendant ce temps, Mahé, Joanne et moi nous sommes occupés avec des jeux de société et de la lecture. Nous terminons la journée par un bluffer, un jeu où nous devons inventé les réponses à des questions. Par exemple : comment Monnet surnommait il Van Gogh ? Le zouave ? Le poulain ? La zone ? Le coquelicot ? C'est avec toute notre étonnement que nous avons appris que c'était le zouave !



Vendredi 31 juillet 2026 :

Aujourd'hui beaucoup de vent est prévu alors nous restons au mouillage. Nous prenons notre temps ce matin. Mathilde, Joanne et Cassie partent observer les poissons avant d'aller faire un tour sur la terre. Pendant ce temps Mahé et moi dessinons les poissons observés sur nos carnets de bord respectifs avant de partir avec Marion regarder les poissons nous aussi.

De la lecture, des jeux de société et de la danse rythment l'après-midi enfermé dans le bateau car le vent est très important dehors. Plus de pain pour demain matin ? Pas de soucis, Mahé se découvre un talent de boulanger ! Verdict demain pour la qualité de la chose !

Après cet essai culinaire, Marion, Mahé et moi partons en direction de la terre pour tenter d'apercevoir les tortues d'Hermann, la seule espèce de tortue terrestre endémique en France. Marion qui avait fait un stage ici nous montre les techniques pour les observer mais cela est en vain. Nous revenons avec pleins de griffures et d'échardes sans avoir vu la moindre carapace, zut ! Ce n'en n'était pas moins un moment agréable. C'est plus difficile de se remettre à l'eau pour retrouver le bateau !




Samedi 1er août 2026 :

Le pain est approuvé, ça va être une belle journée ! Nous partons tôt ce matin pour la dernière navigation de l'expédition... Objectif rallier Saint Raphaël avant 15h car le vent se lève après cette heure. Nous sommes tristes que ce soit la dernière nav', nous profitons du vent dans les voiles et dans nos cheveux, de la mer calme et de la sérénité qu'elle apporte. Un dernier affalage et nous voilà au port de Saint Raphaël.

En arrivant, nous commençons à ranger nos affaires, il y en a plus que ce que l'on croyait ! On part racheter et réparer les petites casses du bateau, une après-midi bien chargée sous un soleil de plomb !

Nous terminons la journée par un dernier apéro sur l'Aotearoa avant d'aller à la guinguette géante de la ville puis au casino. Une belle dernière soirée !



Dimanche 2 août 2026 :

La dernière nuit fut courte et nous avons du pain sur la planche aujourd'hui ! Nous devons nettoyer le bateau de fond en comble. Joanne et Mahé frottent le pont, Marion est à la laverie tandis Cassie, Mathilde et moi nottoyons l'intérieur du bateau. Nous passons 4 bonnes heures à faire tout ça, pfiouuu...

Pour finir sur une bonne note, nous allons au restaurant asiatique ce midi. Miam c'était super bon ! Un état des lieux retour, une dernière photo sur l'Aotearoa et nous voilà déjà à la gare !

C'est avec le coeur lourd que nous nous disons aurevoir. Quelques larmes de crocodiles avant les départs successifs et la boule au ventre. Je ne sais pas si nous réalisons toutes ce que nous venons de vivre : 4 mois sur deux voiliers différents où nous avons échantillonné et sensibilisé autour de la problématique de la pollution plastique, où nous avons appris à naviguer et surtout où nous avons créé des amitiés très fortes. Nous sommes tous très heureux de ces quatremois, on repart quand vous voulez !



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Black Hat
16 août

La navigation côtière autour de Saint-Raphaël permet des relevés océanographiques cruciaux. L'expédition démontre l'importance de quantifier les microplastiques dans la colonne d'eau méditerranéenne. L'horizon marin, d'un bleu profond rappelant une belle robe bleu roi, cache une pollution souvent invisible à l'œil nu.Les filets Manta utilisés révèlent une densité de polymères alarmante, soulignant l'urgence d'une ingénierie côtière durable et d'une prise de conscience environnementale radicale pour préserver ces écosystèmes pélagiques vulnérables aux rejets anthropiques.

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